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RÈGLES CONCERNANT L'INTERDITION D'ISOLEMENT
D'UN HOMME ET D'UNE FEMME

• Le Talmud, traité de Sanhédrine1, nous enseigne que l’isolement [le “Yi’houd”] avec une femme mariée est formellement interdit par la Torah. L’enseignement y est parfois assez détourné : du fait que la Torah2 utilise l’expression “ton frère, le fils de ta mère”, on apprend qu’un homme peut s’isoler avec sa mère, mais pas avec une autre femme mariée.

• Nos Sages, dans le traité de ‘Avoda Zara3, ajoutent à cela : “l’isolement avec une femme mariée est interdit par la Torah. Puis le Roi David et son tribunal interdirent (après l’épisode d’Amnon et Tamar) l’isolement avec une jeune fille ou une femme non mariée. Vinrent enfin les élèves des Écoles de Chamaï et de Hillel, qui interdirent de plus l’isolement avec une non-juive”.

• Le Rambam4, ainsi que le Choul’hane ‘Aroukh5 nous apprennent qu’un homme6 ne pourra s’isoler même avec une fillette de 3 ans ou plus ; ni une femme7 avec un garçon âgé d’au moins neuf ans. Il faudra prendre cette Halakha en considération lors d’un “baby sitting”.

 Qu’appelle-t-on “isolement” ? Un isolement ne sera interdit par la Halakha que dans l'’un des cas suivants :

1) S’il a lieu dans un appartement fermé. [D’après certains décisionnaires, l’interdiction ne concerne qu’un appartement fermé à clé1. Pour un appartement fermé mais non verrouillé2, on exigera toutefois qu'il soit possible que la porte puisse être ouverte de l’extérieur, pour que ceci ne soit pas considéré comme un isolement3].
2) S’il a lieu même dans un endroit ouvert, mais tout à fait désert, comme dans certains jardins, ou dans certaines rues en pleine nuit,
• La durée d’un isolement interdit varie, selon les décisionnaires. D’après le Kitsour Choul’hane ‘Aroukh Hagra Yossef4, elle est de 3 mn ; elle n’est en tous cas pas inferieure à 1 min

Qu’est-ce que le jeûne du 10 Tévet ?

Le 10 Tévet – cette année vendredi 17 décembre 2010 – rappelle le début du siège de Jérusalem par Nabuchodonosor en l’an 3336 (- 425). C’est l’un des quatre jeûnes institués par nos Sages en souvenir de la destruction du Temple.
Rabbi Schnéour Zalman explique qu’un jour de jeûne est aussi un jour de bienveillance divine. Comme l’obligation de jeûner le 10 Tévet est, à certains égards, plus stricte que pour les autres jeûnes, on peut comprendre que la bienveillance divine est aussi plus forte ce jour-là. Donc la Techouva, le retour à D.ieu que doit amener le jeûne, sera aussi d’un niveau plus élevé. Dans de nombreuses communautés, ce jeûne est aussi associé au souvenir des victimes de la Shoah et le Kaddich y est récité pour le mérite de tous ceux dont on ignore la date exacte de
décès. Le jeûne commence à 6h 54 (heure de Paris) et se termine à 17h 40.
F. L. (d’après Rav Y. Ginsburgh et Rav M. M. Laufer)

Comment recevoir des invités ?

Les Sages recommandent : «Que ta maison soit largement ouverte et que les pauvres en deviennent des habitués» (Avot 1. 4).
On accueille les invités avec un visage souriant et on veille à tous leurs besoins. On leur sert les meilleurs plats, avec largesse et on ne les regarde pas manger afin de ne pas leur faire honte.
Même si on est occupé avec une autre Mitsva, on s’occupe des invités de la même façon qu’Avraham qui avait une révélation divine après la circoncision et qui courut pour accomplir la Mitsva de l’hospitalité. Rabbi Na’houm de Tchernobyl expliquait : «L’invité qui attend à l’extérieur risque de souffrir du froid (ou de la chaleur etc.) alors que la Présence Divine peut se permettre d’attendre…»
Celui qui reçoit des invités doit les aimer, les respecter, s’occuper de tous leurs besoins et les consoler de leurs problèmes.
Dès qu’entre un invité, on lui propose à manger et on lui indique où il pourra se reposer et déposer ses bagages. Il vaut mieux servir un repas simple plutôt que de refuser des invités sous prétexte qu’on n’a pas préparé un «repas digne de ce nom».
L’hospitalité est une qualité qui se retrouve chez les descendants d’Avraham qui « se reconnaissent par leur bienfaisance, leur pudeur et leur compassion ».
L’hospitalité est une «Segoula», un acte propice pour mettre au monde des enfants ainsi qu’il est dit : «Comment mérite-t-il un fils ? Par son invité !» (Psaumes 119. 9). F. L. (d’après Michpa’ha ‘Hassidit n°1393)

Quels aliments peut on consommer avant la fin du chabat ?

• Nous avons vu ces dernières semaines qu’une personne voulant consommer une “Se’ouda Chelichith” comportant du pain, devra l‘entamer avant le coucher du soleil ; il pourra alors la poursuivre à volonté, même après la tombée de la nuit.
• Quel sera le statut d’une personne ne consommant pas de pain, mais uniquement fruits, gâteaux etc. ? Dans ce cas, on retrouve chez les décisionnaires certaines restrictions1 ; ainsi que certains différends quant à ces restrictions :
On ne pourra entamer ni même poursuivre la consommation de boissons, fruits, légumes, sucreries, etc. (hormis lors d’un repas à base de pain), après le coucher du soleil.
• En ce qui concerne les gâteaux :
Le Responsa Az Nidberou2 est d’avis qu’on arrête leur consommation tout comme celle de fruits (c’est-à-dire dès le coucher du soleil). C’est aussi apparemment l’avis du Yalkout Yossef 3.
Le Menou’hath Ahava4 est d’avis que l’on poursuivre la consommation de gâteaux si toutefois ceux-ci constituent un réel repas, c’est-à-dire que l’on en consomme 232 g. C’est aussi apparemment l’avis du ‘Aroukh Hachoul’hane5. Un tel repas nécessitera “Netilath Yadayim” et Birkath Hamazone, tout, comme un repas à base de pain.
Le Or Letsion6, lui, permet que l’on poursuive une consommation de gâteaux entamée avant le coucher du soleil, de toute façon, quelle que soit la quantité de gâteaux consommée.
• En ce qui concerne le fait de boire de l’eau :

Le Chou’hane ‘Aroukh7 et le Chou’hane ‘Aroukh Admour8 permettent de boire de l’eau sans restriction, même avant la Havdala. Le Kaf Ha’hayim9 ainsi que le Séfer Haminhaguim

Peut-on inclure des demandes personnelles dans le texte de la prière ?


La prière – toute prière – se compose essentiellement de trois étapes :
- La louange de D.ieu et la reconnaissance de Ses bontés et de Ses capacités.
- Les requêtes personnelles et communautaires.
- Les remerciements.
La prière a été composée par les Sages au fil des générations afin de permettre à tout Juif d’accomplir le commandement de « servir D.ieu » en priant comme il convient.
En règle générale, on ne doit ni ajouter ni enlever dans le texte de la première et la troisième étape. Par contre il est possible d’ajouter des demandes personnelles à l’intérieur d’une bénédiction particulière, par exemple de prier pour la santé d’un malade dans la bénédiction de « Refaenou » « Guéris-nous ».
Celui qui a des problèmes d’argent le mentionnera dans la bénédiction « Bare’h Alénou » (« Bénis pour nous cette année »). Dans la bénédiction « Chomeah Tefila » (« Qui écoute la prière de Son peuple d’Israël »), il est possible d’inclure toutes les requêtes. Cependant, pour les besoins d’un individu, il n’est pas recommandé de s’attarder dans cette prière de « Chomeah Tefila », on le fera plutôt dans le dernier paragraphe de la Amida : « Elokaï Netsore… » (« Oh mon D.ieu empêche ma langue de dire du mal… »).
Rabbi Yossef Yts’hak de Loubavitch écrit : « Il convient de penser dans la bénédiction de « Bare’h Alénou » à demander du blé pour les Matsot de Pessa’h ainsi qu’un Ethrog pour Souccot et du vin pour le Kiddouch de Chabbat. Alors certainement les « récoltes » matérielles seront pour le bien ! »

F. L. (d’après Rav Yossef Ginsburgh)

A-t-on le droit de s’associer commercialement
à un partenaire qui agit à la limite de la légalité ?

Les lois de l’éthique dans les affaires sont complexes, dépendent de nombreux paramètres et exigent les compétences d’un rabbin spécialisé dans ce domaine. Voici cependant quelques règles générales :
- La Torah interdit de «placer des embûches devant un aveugle». Notre tradition inclut dans cette Mitsva l’interdiction de faire fauter ou d’aider à fauter toute autre personne. Si quelqu’un s’apprête à commettre un pêché, on doit l’en empêcher et ne pas l’assister. D’après la loi stricte, ceci ne s’applique pas si la personne est capable d’accomplir son pêché sans notre «assistance». Cependant les Sages ont ajouté qu’il ne fallait pas «renforcer la main du pêcheur» : on ne doit pas lui procurer les objets, l’argent ou l’aide logistique qui lui permettrait d’agir. Par exemple : on n’a pas le droit de donner, de prêter ou de vendre des armes à une personne dangereuse.
- Par ailleurs, la Torah nous recommande de ne pas élever les soupçons sur nous-mêmes de crainte de «désacraliser le Nom de D.ieu». Un Juif est «le représentant de D.ieu» sur terre pour ainsi dire. Un Juif qui agit mal donne une bien mauvaise représentation de D.ieu. De fait, chaque être humain doit vaquer à ses occupations avec respect pour D.ieu et son prochain. Le Juif est supposé donner l’exemple et ne doit certainement pas être suspecté du contraire.
- De plus : pourquoi un Juif travaille-t-il ? Si nous sommes supposés être une nation sainte, nous devrions rester dans les synagogues et les maisons d’étude ! Mais le but du Juif est justement d’apporter le sacré dans le profane et d’y révéler la sagesse divine. Le but du travail n’est pas de gagner sa vie – de toute manière D.ieu a de nombreux émissaires pour cela. Le but du travail est de sanctifier le Nom de D.ieu partout où on se trouve.
- Imaginez que votre travail est une gigantesque coupe, le réceptacle dans lequel D.ieu déverse la vie et l’abondance. De même que nous lavons le verre de Kiddouch avant d’y verser le vin vendredi soir, de même nous devons-nous assurer que nos affaires sont pures de toute tromperie ou abus de confiance, afin de mériter pleinement la bénédiction divine.
- N’hésitez pas à contacter un rabbin compétent sur ces questions parfois très complexes : les rabbins sont aussi là pour cela !
F. L. (d’après Rav Tzvi Freeman – www.chabad.org)

Comment se conduit celui qui est appelé à la Torah ?

C’est un grand honneur que d’être appelé à la Torah ; cependant, comme le nombre d’appelés est limité (8 le Chabbat ; 3 le Chabbat après-midi, le lundi et le jeudi ; 4 Roch ‘Hodech ; 5 les jours de fête) et, qu’en général, les deux premiers appelés sont un Cohen puis un Lévi, il convient de respecter certaines priorités :

1) le fiancé est appelé le jour de son mariage.

2) le fiancé est aussi appelé le Chabbat précédant (ou suivant) son mariage : à cette occasion, on jette sur lui bonbons, amandes et raisins secs).

3) le garçon qui devient Bar Mitsva ce jour ou les jours précédant la lecture. 4) le mari dont l’épouse est présente pour la première fois à la synagogue depuis la naissance de leur enfant.

5) celui qui commémore le deuil d’un parent (Yorsaït – Hilloula).

6) celui qui va célébrer la Brit Mila (circoncision) de son fils. Par ailleurs celui qui a échappé à un grave danger essaie de prononcer la bénédiction “Hagomel” devant le rouleau de la Torah.

 * * * Il convient de mettre un chapeau et une veste quand on est appelé à la Torah. Celui qui est appelé ne doit pas refuser ; il prendra le chemin le plus court pour ne pas faire attendre la Torah. Avant qu’il ne prononce la bénédiction, on lui montre où commence et où finit le passage qu’on lira pour lui. L’appelé touche avec les Tsitsit de son châle de prière (ou avec la ceinture du Séfer Torah) ces deux passages, en faisant attention à ne pas frotter l’étoffe contre le parchemin, pour éviter d’effacer ou d’abîmer les lettres. Celui dont les vêtements ou le chapeau sont mouillés (par la pluie par exemple), veillera à ce qu’aucune humidité ne soit en contact avec le parchemin. On ne touche pas le parchemin avec les mains mais avec le Talit (châle de prière) ou le stylet réservé à cet usage. On dit la bénédiction à voix haute afin que les fidèles présents puissent répondre Amen. On ne peut quitter la synagogue tant que la lecture de la Torah n’est pas terminée, même si dix hommes sont présents, même si on a déjà entendu la lecture lors d’un office précédent. Il est d’usage d’offrir une contribution pour les œuvres charitables de la communauté. F. L. (d’après Rav E. Wenger)

Le site du beth loubavitch de Marseille
Bethloubavitch.com
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